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LES ENJEUX DE L’APPRENTISSAGE DE L’ECRITURE

17 septembre 2014

Ecrit production

L’aspect moteur de l’écriture

Conférence de Mmes Périé, IEN et Dubourgeal, IMF le 24 mars 2004

1. LES ENJEUX DE L’APPRENTISSAGE DE L’ECRITURE

a. Quelques constats des enseignants :

- Trop lents à écrire
- Pas de soin dans le travail
- Pas de tenue du crayon
- Ecriture du prénom en capitales d’imprimerie à l’entrée du CP
- Aucune autonomie dans la production en début de CP
- Connaissance très limitée du nom et/ou du tracé des lettres de alphabet en début de CP
- Ecriture entre deux lignes est découverte au CP
- Certains ne maîtrisent toujours pas le tracé des lettres en CM

b. Quelques enjeux de cet apprentissage :

- Un instrument de scolarisation
- Une incapacité
- Une écriture déstructurée
- Blocage
- Une rupture d’apprentissage entre la capitale et la cursive
- Quand on apprend le graphisme on apprend pas le principe alphabétique
- Une composante importante de l’échec scolaire

c. .Des objectifs scolaires : le programme

-Activités d’écriture dans les trois cycles : compétences de fin de cycle et programme

FIN DE MATERNELLE

COMPETENCES

Ecrire son prénom en capitales d’imprimerie et en lettres cursives ;
· Copier des mots en capitales d’imprimerie, en cursive avec ou sans l’aide de l’enseignant ;
· En fin d’école maternelle, copier une ligne de texte en écriture cursive en ayant une tenue correcte de l’instrument, en plaçant sa feuille dans l’axe du bras et en respectant le sens du tracé ;

Programme

Si les activités d’écriture requièrent des compétences graphomotrices, elles sont indissociables d’apprentissages linguistiques. L’enfant doit ainsi
devenir progressivement capable de tracer des écritures tout en découvrant le fonctionnement du code alphabétique, en le comprenant et en commençant à le maîtriser (voir§ 4.6).
Au niveau moteur, l’entrée dans l’écriture s’appuie sur l’ensemble des compétences développées par les activités graphiques. Elle requiert toutefois des compétences particulières : la capacité de percevoir les traits caractéristiques d’une lettre, de les analyser et les décrire, de les reproduire. Comme dans les autres activités de symbolisation, l’enseignant attire l’attention de l’enfant sur la distinction entre l’objet, sa représentation par le
dessin, son nom et l’écriture de son nom. Lors de ces échanges, les enfants expriment leur souhait d’écrire bien avant de pouvoir reproduire les lettres et les mots. Cette incapacité momentanée peut être contournée par la médiation de l’enseignant qui écrit sous la dictée. Il est cependant déterminant de favoriser toutes les tentatives d’écriture autonome de l’enfant, aussi imparfaites soient elles.

Le recours à l’écriture en capitales d’imprimerie facilite l’activité en proposant des formes faciles à reproduire.
Cela nécessite toutefois un accompagnement vigilant, notamment pour parvenir à une orientation correcte et à un regroupement fiable des lettres.
C’est par l’observation de ses productions que l’enfant, guidé par l’enseignant, parvient à comprendre en quoi elles sont inabouties ou inadéquates. Peu à peu, dans cet échange guidé par le maître, il acquiert ses premières connaissances sur l’alphabet et le code alphabétique, il intègre les premières règles de la communication écrite.
L’usage parallèle du clavier de l’ordinateur, dont les touches sont repérées par des capitales d’imprimerie, permet d’utiliser les lettres ainsi découvertes avant même de savoir les tracer. Il renforce de manière particulièrement heureuse l’apprentissage de l’écriture.
Le recours à l’écriture cursive s’impose quand l’enfant est amené à reproduire des enchaînements de mots ou de phrases. Elle favorise le nécessaire découpage en mots de l’écriture. Elle doit donc être proposée à tous les enfants à l’école maternelle dès qu’ils en sont capables.
L’écriture cursive nécessite une capacité d’observation des modèles particulièrement aiguisée puisque, dans ce cas, les lettres sont peu individualisées (un même tracé peut chevaucher deux lettres). Elle recourt à un geste graphique complexe fait d’enchaînements de tracés spécifiques selon un ordre prédéterminé et une orientation unique (de gauche à droite). Maîtriser les différents types de tracés, les enchaîner correctement
pour former chaque lettre, suivre la trajectoire d’écriture en enchaînant les lettres entre elles constituent la première étape. Progressivement, en maîtrisant ses tracés, l’enfant est amené à écrire sur une ligne, puis, si possible, en fin de grande section, entre deux lignes. L’évaluation de ces compétences au début de la grande section permet à l’enseignant de situer la progression de ses élèves et de moduler ses exigences en fonction de leurs possibilités.

Apprendre à écrire, c’est faire un long parcours qui débute tout juste à l’école maternelle et se prolonge tout au long des apprentissages fondamentaux, pour parvenir à une automatisation suffisante. L’observation des productions des élèves par l’enseignant est déterminante.
Elle permet de repérer la façon dont ils entrent dans cet apprentissage, de comprendre leur évolution à un âge où les disparités sont importantes. Le maître a ainsi les moyens de mettre en place la différenciation pédagogique nécessaire, de relancer, pour certains, ses propositions²au-delà de ce qu’il avait prévu ou, au contraire, de découvrir des difficultés inattendues pour d’autres et donc de revenir sur ses choix.

FIN DE CYCLE 2

Compétence :

Copier sans erreur un texte de trois ou quatre lignes en copiant mot par mot et en utilisant une écriture cursive et lisible ;

Programme

A l’école maternelle, l’enfant a appris à maîtriser les gestes essentiels de l’écriture. Qu’il soit droitier ou gaucher, il tient normalement son crayon ou son stylo sans crisper la main, il sait placer sa feuille sensiblement dans le prolongement de son avant-bras, il maîtrise les principaux tracés et respecte les sens de rotation, afin de faciliter la progressive mise en place d’une écriture cursive rapide et lisible. La motricité fine qu’il déploie dans l’écriture comme dans le dessin est sous tendue par une aisance plus générale. De nombreux enfants ne sont pas encore parvenus à cette aisance en arrivant à l’école
élémentaire. Les activités de graphisme restent, à ce niveau aussi, un moyen efficace de développer la motricité nécessaire au geste graphique de tous les
élèves.
A l’école élémentaire, il doit se doter d’une écriture cursive (minuscules et majuscules) sûre et lisible. Les enseignants pourront s’appuyer sur les exemples publiés par le ministère de l’éducation nationale. Ils ont été créés pour que l’élève s’approprie les caractéristiques graphiques de chacune des lettres de l’alphabet et  acquière une aisance dans le mouvement qui lui permette, progressivement, d’écrire vite tout en restant parfaitement lisible.

Le clavier d’ordinateur fait partie des instruments dont l’élève se sert dès l’école maternelle. il familiarise l’enfant avec la structure alphabétique de notre
orthographe en renforçant l’individualisation de la lettre. S’il est nécessaire qu’il soit « découvert » très librement à l’école maternelle, dès le cycle des apprentissages fondamentaux on peut aider l’élève dans les divers usages qu’il en fait en lui montrant comment quelques unes de ses fonctionnalités dactylographiques peuvent être mobilisées plus efficacement par l’usage des deux mains, par celui du pouce…
En découvrant, en particulier dans le domaine des arts visuels, d’autres écritures ou d’autres gestes graphiques, il est possible d’articuler les usages instrumentaux de l’écriture avec ses usages esthétiques. Des projets d’édition manuscrite des textes rédigés permettent d’explorer les multiples visages de la calligraphie. Il en est de même avec les polices d’imprimerie des logiciels de traitement de texte lorsqu’on vise une édition
électronique ou une édition imprimée.

FIN DE CYCLE 3

Compétence:

Élaborer et écrire un récit d’au moins une vingtaine de lignes, avec ou sans support, en respectant des contraintes orthographiques, syntaxiques, lexicales et de présentation .

Programme

Au cycle 3, l’écriture manuscrite est quotidiennement sollicitée. Il importe qu’elle reste ferme et lisible tout en devenant de plus en plus cursive. Certains élèves ont encore besoin d’un exercice régulier de la main. Tous doivent progressivement s’approprier les bases acquises au cycle précédent pour en faire une écriture plus personnelle. A l’occasion des activités d’édition de textes, dans tous les domaines, on peut conduire les élèves à explorer des familles de caractères susceptibles d’enrichir leurs moyens graphiques (écriture, mise en pages, etc.)

- Tableau récapitulatif des outils pour prévenir ou traiter les difficultés d’apprentissage de l’écriture dans sa dimension motrice et de la copie

CERNER LES PRIORITES A L’ENTREE AU CP

Page 15 du livret

AU MILIEU DU CP

Page 16 du livret

AU DEBUT DU CE1

Page 17 du livret

  Ecrire Ecrire Ecrire et produire des textes
Document d’accompagnement des

programmes

LIRE AU CP.

Repérer pour mieux agir

 

Fiches d’analyse et pistes de travail

 

 

 

 

Outils d’évaluation GS/CP

L’élève est-t-il capable

d’écrire en écriture cursive une ligne de texte imprimé (bonne tenue de l’instrument,

feuille bien placée, respect du sens des tracés.) ?

L’élève est-t-il capable de copier sans erreur et mot par mot un texte de trois ou quatre lignes imprimées, en

utilisant une écriture cursive et lisible (bonne tenue de l’instrument, feuille bien placée.) ?

Copier sans erreur et mot par mot un court texte (poésie, chanson, résumé d’une activité conduite en classe,

etc.) dans une écriture cursive lisible. Comparer sa production à un « modèle » et

rectifier ses erreurs.

Fiche E2. Fiche E4.  
Reproduire des lettres en

capitales d’imprimerie et écrire son prénom en capitales et en cursives EGSAFA01

  • · Maîtriser l’écriture cursive

ECPAFB01

Maîtriser l’écriture cursive

ECPAFB01

 
LIRE AU CP

Prévention de l’illétrisme

Enseigner la lecture et prévenir les difficultés dans les CP à effectifs

renforcés ou à encadrement renforcé

(consultable sur Eduscol)

FICHES : quoi travailler et comment ?

  PRODUCTION DE TEXTES

Copie

FICHE : page 24

Pistes de travail

  • · Ecriture guidée,
  • · Copie guidée,
  • · Relecture et correction,
  • · Copie transcription
 

L’aspect moteur de l’écriture

Conférence de Mmes Périé, IEN et Dubourgeal, IMF le 24 mars 2004

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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