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Le système scolaire de Finlande Le bon sens au pouvoir

10 février 2012

Ahmed Tessa, REFORMES -REFONTES

le 29/04/2006 | 0:00

Le système scolaire de Finlande  Le bon sens au pouvoir dans Ahmed Tessa SPIP-41399

Le pays nordique caracole en tête des classements de l’OCDE en matière de rendement scolaire. Cette surprise est d’autant plus grande que les pays où s’effectue l’essentiel des travaux de recherche en sciences de l’éducation et se médiatisent des concepts grandiloquents sont rejetés loin derrière.

Quelle est donc la recette miracle mise en œuvre en Finlande ? D’emblée une réponse : le système scolaire y est géré dans le respect des besoins et des attentes des élèves. En un mot, les décideurs politiques et les spécialistes finlandais (pédagogues, psychologues, didacticiens…) harmonisent à perfection leurs actions en vue d’atteindre les mêmes objectifs. Ces derniers sont puisés aussi bien dans les plans de développement économiques mis en place que dans les principes élémentaires qui régissent l’éducation scolaire. A voir de plus près le fonctionnement des écoles finlandaises, l’observateur remarquera que les impératifs liés à la psychologie de l’enfant orientent la politique éducative ainsi que les actions des éducateurs. Respect de la psychologie de l’enfant Pour commencer, l’inscription à l’école primaire est retardée d’une année. Si ses pairs des autres pays se retrouvent, dès l’âge de six ans, devant les durs apprentissages de base (écriture, lecture et calcul) avec leurs contraintes – insurmontables parfois pour des enfants de cet âge – le petit Finnois, lui, ne rencontre ce genre de préoccupations qu’à sept ans. Le législateur lui aura ainsi donné le temps pour épuiser (et s’en détacher) totalement ses centres d’intérêt et ses réflexes égocentriques. A sept ans, le futur adulte passe à l’âge mûr de l’enfance. Il a suffisamment mûri pour négocier à son avantage l’adaptation aux exigences de la vie scolaire. Il est prêt à la socialisation, à respecter les règles de vie en commun et à comprendre les contraintes de l’organisation scolaire. Un autre point important milite au profit de cette mesure courageuse – l’entrée à sept ans. Le cerveau de l’enfant est arrivé à un niveau de développement tel que se sont mis en place de façon quasi définitive les préalables indispensables – les substructures de l’apprentissage (et de l’intelligence), pour reprendre J. Piaget – pour accéder aux concepts base du calcul, de la lecture et de l’écriture. Cette préparation de l’enfant à l’école s’appuie sur une généralisation du préscolaire avec la pédagogie, l’organisation et tous les moyens humains qui vont avec. La maternelle est conçue dans sa double dimension : accompagner l’enfant dans sa croissance et lui assurer les préapprentissages. Une fois parvenu à l’âge scolaire prévu par la législation, le petit Finnois n’éprouvera pas trop de difficultés à intégrer le régime pédagogique de son pays. Il y sera reçu en tant que conquérant potentiel et victorieux de sa propre éducation. Dans l’esprit des pédagogues finlandais, ne trotte jamais l’image de l’élève paresseux en puissance et à qui il faut «faire suer le burnous». Ils ont une vision optimiste de la nature enfantine surtout qu’elle est arrivée à maturité. Les conditions de travail En Finlande, l’écolier est mis en condition maximale pour se sentir à l’aise dans ses études. Rien dans l’organisation pédagogique de l’établissement ne viendra le contrarier ou le démotiver. Bien au contraire, les efforts des éducateurs et des administrations sont concentrés dans la création des conditions matérielles et psychologiques à même de stimuler son ardeur au travail et à l’effort dans la joie et l’enthousiasme. Utopie, diront certains. Suivez une entrée d’élèves du primaire en salle de classe et vous verrez l’impensable – mais vrai ! Au seuil de la porte, les élèves retirent leurs souliers. Sur le parterre digne d’un hall d’honneur d’un grand palace étoilé, ils se déplacent à l’aise, se décontractent, prennent leurs marques avant d’aborder la leçon du jour. Les après-midi, ils les consacrent aux activités sportives et artistiques programmées dans un double but : ludique (de décompression) et éducatif – il y apprend la technique

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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